Mobilisation du 13 juin : maintenir la pression pour obtenir des résultats
Les huit organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA, ont tenu une conférence de presse commune au siège de la CFDT, le 26 mai, pour présenter leur nouvelle plateforme commune de revendications en vue de la journée nationale de mobilisation du samedi 13 juin.
Ce nouveau document, court et synthétique , est issu de la déclaration commune du 5 janvier, dont il reprend les mesures les plus urgentes pour les salariés touchés par la crise. Les organisations syndicales appellent le gouvernement à « mettre le social centre de la politique économique ». Pour cela l’intersyndicale lui demande de revaloriser les salaires, les minima sociaux, les pensions et les retraites, de mettre en œuvre un plan réellement ambitieux pour l’emploi des jeunes et de prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit. Parallèlement il est demandé la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires et la mise à contribution des stock-options « au financement des mesures sociales ». L’Etat employeur est pour sa part sommé de renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d’emplois prévues pour 2009 et 2010.
Les huit organisations syndicales interpellent également le patronat qui, comme le précise Marcel Grignard, « par son immobilisme depuis le début de la crise, porte un grande responsabilité dans le retard mis à s’attaquer à la situation sociale actuelle ». Il est ainsi demandé aux employeurs d’ouvrir au plus vite des négociations sur les salaires, la répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises, ou encore sur l’amélioration de l’accès au chômage partiel, tant sur la durée qu’au niveau de l’indemnisation, associé à des formations qualifiantes.
Pour la CFDT, « il s’agit de revendications articulées autour d’une meilleure redistribution des richesses de façon à obtenir des avancées concrètes pour les salariés » En effet selon Marcel Grignard, « il est indispensable de maintenir la pression à la fois sur le patronat et sur le gouvernement de façon à obtenir rapidement des résultats significatifs ». Confirmant la volonté de prolonger l’intersyndicale, le secrétaire national ajoute que ce texte « doit permettre une large diffusion des revendications auprès des salariés et d’assurer une forte mobilisation d’ici l’été », notamment lors de la journée nationale d’action du 13 juin. Enfin, Marcel Grignard met en garde gouvernement et patronat : « si d’aventure ils s’obstinent à rester sourds aux revendications légitimes des salariés, ils doivent s’attendre à des démotivations et des rancœurs qui seront dommageables pour tout le monde ! ».
FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX
La CFDT mobilise fortement pour le 1er mai sur les mots d'ordre de relance sociale et solidarité internationale.
Intersyndicale du 30 mars 2009
L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.
Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.
Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.
C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, l es organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er MAI un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.
Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.
APPEL A LA MOBILISATION DU 19 MARS 2009
Le succès de la mobilisation du jeudi 29 janvier 2009, où plus de 2 millions de manifestants se sont mobilisés dans 195 villes de France, a obligé le président de la République à intervenir à la télévision le 5 février où il a annoncé qu'il recevrait les partenaires sociaux le 18 février. L'intersyndicale des huit organisations syndicales a décidé d'une deuxième journée de mobilisation le jeudi 19 mars 2009.
Le communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA. du 9 février 2009
L’intervention télévisée du président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.
L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le président de la République maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale
Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.
C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.
Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :
- donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique ;
- améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales ;
- orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat ;
- préserver et améliorer les garanties collectives ;
- réglementer la sphère financière internationale.
Paris, le 9 février 2009
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Appel du 29 janvier 2009
Déclaration commune de propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :
- Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.
- Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.
- Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire
- Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures,d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.
- Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable desélus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.
4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :
- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social
5 – Règlementer la sphère financière internationale
Le 5 janvier 2009





