La CFDT F3C s'interroge sur les effets de la libéralisation du livret A annoncée par le gouvernement, au regard de l'accessibilité bancaire, de la pérennité de La Banque Postale et du financement du logement social.
La loi a confié à La Poste une mission d'accessibilité bancaire puisque les réseaux de distribution du livret A doivent ouvrir gratuitement un livret A et effectuer gratuitement toute opération à partir de 1,5 €. Cette mission a été reconnue par la commission européenne et le conseil de la Concurrence français qui considèrent que seul le livret A de La Banque Postale favorise l'inclusion bancaire des personnes ayant des difficultés d'accès aux services bancaires de base.
Comment le gouvernement va-t-il organiser l'accessibilité bancaire des personnes en difficulté et sa juste compensation dans le temps pour la mission remplie ? L'Etat étant propriétaire de La Poste, doit veiller à ne pas déséquilibrer brutalement ses comptes et en particulier ceux de La Banque Postale qui courent depuis 1990 sur la complétude de la gamme. Les prêts à la consommation ne verront pas le jour avant deux ans et l'assuranciel reste encore dans les limbes.
Y aura-t-il un engagement demandé aux banques afin de garantir voire améliorer le volume d'argent collecté pour construire des logements sociaux ? La Caisse des Dépôts gardera t-elle sa mission indispensable pour l'efficacité de la collecte ? Sans réponse à ces questions, les décisions du gouvernement resteront de l'agitation sans efficacité à terme.





