Maintenant, nous avons besoin d’un virage en matière de politique. L’Europe doit écouter les inquiétudes grandissantes de ses citoyens qui, à juste titre, s’attendent à ce que les leaders européens prennent des mesures urgentes. Nous ne croyons pas que les citoyens s’opposent à l’élargissement en tant que tel, mais plutôt à la concurrence déloyale. Ils ne sont pas opposés à « trop d’Europe », mais restent sceptiques face au manque de politique sociale. Ils ne sont pas hostiles aux immigrés, mais s’opposent à leur exploitation et au statut de citoyens de seconde zone qui leur est conféré. Ils ont le sentiment que l’Europe se focalise trop sur la concurrence et pas assez sur une plus grande solidarité et une harmonisation vers le haut.
L’une des approches possibles serait de poursuivre le processus de ratification et de demander à l’Irlande de clarifier ce que son peuple attend de l’Europe, ce qui permettrait ainsi l’incorporation de nouveaux protocoles au Traité de Lisbonne. Dans ce contexte, la CES proposerait
Les préparatifs des élections au sein du Parlement européen constitueront une opportunité de mobiliser les électeurs en faveur du projet européen et d’une Europe plus sociale. Le déclin constant de la participation aux élections européennes depuis 1979 contraste véritablement avec l’importance croissante prise par le Parlement en tant qu’acteur majeur sur la scène européenne.
Le thème central et le leitmotiv de la Présidence française est « l’Europe qui protège ». L’Europe qui protège est une promesse bienvenue dans la défense du Modèle social européen, de la dimension sociale de l’intégration, des valeurs et des normes sociales, un engagement vers l’emploi, la protection de l’environnement et la pérennité dans cette ère de la mondialisation. Le Président français a avertit qu’il ne fallait pas faire la sourde oreille face à la colère de ceux qui perçoivent l’Union européenne comme une protection, mais plutôt comme un cheval de Troie les exposant à toutes les menaces dans un monde en pleine mutation. La Présidence française a l’intention de relever ce défi et de donner un visage plus humain à la mondialisation. La CES soutient une « Europe qui protège » et s’oppose clairement à une Europe protectionniste.